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Donneurs vivants

Certains organes peuvent également être transplantés à partir de donneurs vivants. Tel est le cas, en Suisse, pour les reins et une partie du foie. À l’étranger, des parties des poumons, de l’intestin grêle et plus rarement du pancréas sont aussi transplantées à partir de donneurs vivants. En 2017, 137 donneurs vivants ont été répertoriés en Suisse (voir Rapport annuel 2017).

S’il s’agit de donneurs vivants, on distingue les dons dirigés et les dons non dirigés (altruistes). Dans le cadre d’un don dirigé, le donneur se déclare prêt à faire don d’un rein ou d’une partie de son foie à un receveur précis. Dans la plupart des cas, il s’agit de dons au sein de la famille (parents, frères et sœurs, conjoints) mais également en faveur d’amis. Le donneur sait alors à qui sera attribué l’organe. Dans le cadre d’un don non dirigé, le donneur décide par amour du prochain (altruisme) de faire don d’un rein à un receveur qu’il ne connaît pas. Le donneur et le receveur restent anonymes et l’organe est attribué selon les mêmes règles que s’il s’agissait d’un donneur décédé. Les dons altruistes de foie à partir de donneurs vivants ne sont pas effectués en Suisse, car le don du lobe gauche du foie, le plus petit des deux lobes, représente un risque considérable pour le donneur.

Contrôle strict pour les donneurs vivants

La personne doit avoir subi au préalable des examens médicaux et psychologiques approfondis avant de pouvoir faire un don. Au cours de ces examens, les fonctions des reins et des autres organes sont contrôlées avec la plus grande minutie et des analyses de sang ciblées sont également effectuées. L’objectif des examens psychologiques est de vérifier la motivation de la personne pour donner ses organes ainsi que le libre arbitre de son geste. Le don d’organes par une personne vivante ne peut être envisagé que si toutes les conditions sont remplies.

Le don d’une personne vivante est entièrement pris en charge par l’assurance-maladie du receveur. Il est interdit d’octroyer ou de percevoir un quelconque avantage pécuniaire ou un autre avantage pour le don d’organes, de tissus ou de cellules d’origine humaine. Par contre, l’indemnisation du donneur pour la perte de gain et les coûts directs occasionnés par le don ainsi que l’indemnisation du donneur pour les dommages subis du fait du prélèvement d’organes, de tissus ou de cellules ne sont pas considérées comme un avantage pécuniaire ou un autre avantage.
Vous êtes intéressé par un don de votre vivant ? N’hésitez pas à contacter le centre de transplantation le plus proche pour des informations supplémentaires.