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Qui peut donner des organes ?

Un don d’organe n’est possible que si le décès du donneur a été constaté sans aucun doute possible. Il doit également exister un consentement pour le don d’organes. En l’absence de documents attestant le consentement ou le refus de la personne décédée (p. ex. carte de donneur, une entrée dans le Registre national du don d’organes ou directives anticipées), les proches sont consultés pour savoir s’ils connaissent la volonté de la personne décédée. Si ce n’est pas le cas, ils doivent prendre une décision, en respectant la volonté présumée du défunt. Si les proches sont absents ou injoignables, il est interdit de procéder à un prélèvement d’organes, de tissus ou de cellules. La volonté de la personne décédée prime celle des proches. Si la personne décédée a délégué cette compétence à une personne de confiance, cette dernière prendra une décision à la place des proches.

Mis à part si le patient souffre d’un cancer actif, ce qui empêche un don d’organes dans la plupart des cas, toutes les personnes décédant en état de mort cérébrale, ou suite à un arrêt cardiaque, dans une unité de soins intensifs d’un hôpital peuvent faire un don d’organes. Chez les patients guéris, un don d’organes est à nouveau possible après cinq ans sans récidive. Il est donc très important que vous consigniez votre décision pour ou contre un don d’organes par une entrée dans le Registre national du don d’organes, et ce, même en étant âgé. Il n’existe en effet pas d’âge limite pour être donneur. Le critère décisif est l’état des différents organes si la question liée à un don se pose et s’il existe un consentement au don.

Un enfant peut également donner ses organes, qui seront en priorité attribués à d’autres enfants. Seuls les nouveau-nés (de moins de 28 jours) constituent une exception. Pour des raisons éthiques et médicales, les médecins renoncent à aborder la question du don d’organes. Toute personne de plus de
16 ans peut remplir une carte de donneur ou s'inscrire au Registre national du don d’organes. Si une personne de moins de 16 ans décède, la décision d‘un prélèvement revient à ses représentants légaux.

Il existe trois types de donneurs d’organes : les donneurs en état de mort cérébrale, les donneurs décédés après un arrêt cardiaque ainsi que les donneurs vivants. En 2018, la répartition était la suivante en Suisse : 126 donneurs en état de mort cérébrale, 32 donneurs en état de mort cérébrale après arrêt cardio-circulatoire et 120 donneurs vivants (voir Rapport annuel 2018).