Liz Schick (53), Anzère (VS), Team Manager

J’ai subi une greffe du foie en 1998.

Je n’avais jamais été malade. J’étais mariée et mère de deux jeunes enfants quand ma vie a changé du tout au tout. Lors d’un contrôle de routine, on m’a diagnostiqué un hémangioendothéliome épithélioïde, une tumeur rare. Une greffe du foie était mon unique chance de survie. À l’époque, je n’en savais rien des transplantations. Je ne savais pas combien de temps je devrais attendre un organe – ni si l’on en trouverait un compatible. Aujourd’hui, je suis en pleine forme, je vis à 200 à l’heure et tout cela, c’est grâce à mon donneur et à sa famille. J’ai la chance de faire partie de la grande famille des transplantés. Je mets toute mon énergie et tous les moyens à ma disposition au service du don d’organes. C’est ma façon de dire merci !

Mes réussites sportives...

J’ai déjà participé douze fois aux Jeux Mondiaux des Transplantés depuis 2001. J’ai arrêté de compter les médailles, mais j’en ai remporté quelques-unes. En 2011, j’ai été élu au conseil de la World Transplant Games Federation. La même année, j’ai été vice-présidente lors des Jeux d’Hiver lorsqu’ils se sont déroulés chez moi à Anzère. En 2003, j’ai escaladé le Kilimandjaro avec une équipe de médecins et de transplantés belges. Cette expédition visait à étudier si l’organisme des transplantés réagissait de la même façon à l’altitude que celui des non-transplantés. Par ailleurs, j’ai fait de nombreuses randonnées à vélo, notamment au mont Ventoux ou encore de Innsbruck à Arco dans le cadre de l’Euregiotour. Mais le projet dont je suis le plus fière et qui représente le couronnement de mon engagement pour le don d’organes, c’est TACKERS, un camp de sports d’hiver qui a lieu tous les ans pour les enfants transplantés à travers le monde

Ce qui m’attend aux Jeux Mondiaux des Transplantés ...

... Des amis transplantés venus des quatre coins du monde. Après 12 participations, j’en ai déjà quelques-uns. Cette année a lieu l’élection du conseil de la Fédération des Jeux Mondiaux des Transplantés. J’espère naturellement être réélue pour pouvoir continuer à faire ce magnifique travail. En tant que membre du comité de communication, j’ai participé à la réalisation d’un film sur les Jeux Mondiaux des Transplantés ; celui-ci sera d’ailleurs bientôt diffusé. En outre, je suis le chef d’équipe de la SWISS TEAM. Grâce à Swisstransplant, toute l’équipe s’est réunie à Berne au milieu du mois de juillet et a reçu des tenues fantastiques pour les Jeux. Je suis impatiente de faire la connaissance des nouveaux membres de l’équipe et de leur souhaiter la bienvenue dans la grande famille des transplantés.

Ce qui me fait plaisir dans la vie ...

C’est de ne pas arrêter une seconde, qu’il s’agisse d’activités physiques ou mentales. J’aime la vie, j’aime les gens et j’adore faire de nouvelles rencontres ! C’est parfait parce que l’hiver, je travaille dans un magasin de sport à Anzère. Je voyage beaucoup dans le cadre des interventions que je fais pour promouvoir le don d’organes ou dans le cadre de mon engagement au sein du conseil de la Fédération des Jeux Mondiaux des Transplantés. Le ski, la danse et les courses de vélo sont mes passions. J’apprécie la musique et j’aime chanter. Pour me détendre, je me promène dans les montagnes avec mon chien, j’invite des amis chez moi et je leur concocte de bons petits plats.

Chacun devrait réfléchir à la thématique du don d’organes, car…

… c’est extrêmement important de faire part à ses proches de sa décision regardant le don d’organes de son vivant. Jusqu’à l’âge de 35 ans, je n’ai jamais été malade. J’ai toujours été pour le don d’organes, mais je n’en avais jamais parlé autour de moi. Parfois, je me disais que si quelque chose m’arrivait, ma famille pourrait décider. Mais je sais maintenant à quel point c’est faux. Nous nous devons de communiquer notre choix à notre famille et de les décharger de cette décision au cas où quelque chose devait se produire. De plus, la plupart des gens accepteraient un organe si leur vie ou celle de leur enfant en dépendait. Toutes ces personnes devraient être prêtes à donner les leurs. Mes enfants ont une mère grâce à mon donneur. Il a également offert une nouvelle vie à d’autres personnes. C’est un véritable héros !